
Pour les responsables des installations et de la maintenance, la difficulté n’est pas de savoir que des pertes existent. Le véritable défi consiste à identifier précisément où, quand et pourquoi elles se produisent.
Il y a une situation que tous les responsables d’exploitation ou de maintenance connaissent bien : la réception de la facture d’eau et d’énergie. La consommation d’énergie est en hausse. La consommation d’eau dépasse les prévisions. Et inévitablement, quelqu’un demande ce qui a changé.
L’équipe de maintenance commence alors par vérifier les causes les plus évidentes : les programmes de fonctionnement du système CVC (chauffage, ventilation et climatisation), les équipements sanitaires, les systèmes d’irrigation, les installations de refroidissement ou encore les variations de production et d’occupation des bâtiments. Pourtant, la réponse ne se trouve presque jamais à un seul endroit.

Une petite fuite peut être passée inaperçue pendant plusieurs semaines. Un équipement peut avoir continué à fonctionner en dehors des heures prévues. Une vanne peut ne pas s’être correctement fermée. Un programme d’automatisation du bâtiment peut s’être progressivement désynchronisé.
Et lorsque le dysfonctionnement est détecté, les surconsommations sont déjà constatées.
La plupart des installations n’ont pas été conçues avec une vision globale et complète de la consommation des ressources.
Au fil du temps, elles ont été agrandies, rénovées, modifiées, réparées et adaptées. De nouveaux compteurs ont été ajoutés. D’anciens équipements sont restés en service.
Différentes équipes ont mis en place leurs propres méthodes d’inspection.
Certaines données se trouvent dans les systèmes d’automatisation des bâtiments. D’autres sont stockées dans des feuilles de calcul. Certaines existent encore sur papier. D’autres ne subsistent que dans la mémoire du technicien qui a remarqué un problème le mois précédent.
Chaque élément du fonctionnement peut sembler efficace pris isolément. Mais, dans son ensemble, la vision reste incomplète.
« Les données existent quelque part dans l’installation. Le problème est qu’elles sont dispersées entre différents systèmes, relevés papier, compteurs et échanges entre équipes de maintenance. Personne ne dispose d’une vue unique et globale de ce qui se passe réellement. »
Ce n’est pas seulement un problème de consommation d’eau ou d’énergie. C’est avant tout un problème de visibilité opérationnelle.
Les équipes ne peuvent pas maîtriser ce qu’elles ne voient pas, et elles ne peuvent pas améliorer ce qu’elles découvrent uniquement après réception de la facture.
Imaginons qu’un responsable d’installation doive réduire les coûts d’exploitation avant le prochain cycle budgétaire.
L’équipe examine alors les factures de services publics, les historiques de maintenance, les programmes des équipements et les rapports d’inspection. Un bâtiment dispose de données détaillées issues des compteurs. Un autre repose sur des relevés manuels. Un troisième utilise encore des formulaires papier qui n’ont jamais été intégrés dans un système numérique.
Au moment où l’équipe parvient à identifier les principales sources de pertes, l’opportunité d’agir rapidement est déjà passée.

Cette situation se répète quotidiennement dans de nombreuses organisations.
Les coûts directs sont faciles à identifier :
Heures de maintenance gaspillées
De nombreuses organisations pensent maîtriser leur consommation d’eau et d’énergie parce qu’elles analysent leurs factures mensuelles, suivent leurs dépenses ou réalisent des audits périodiques.
Ces démarches sont utiles, mais elles ne constituent pas une véritable visibilité opérationnelle.
Une facture indique ce qui a été consommé. La visibilité permet de comprendre ce qui se passe, où cela se passe et quelles actions doivent être engagées.

Le test est simple :